lundi 31 janvier 2011

Quand ça lui chante


Arpophyllum est sans doute un genre ancien chez les orchidées: les 4 ou 5 espèces ont une large répartition géographique peu typique: Caraïbes, Amérique Centrale et du Sud. L'hyper-spécialisation des orchidacées (avec ses 25-30,000 espèces…) découle des territoires souvent très réduits qu'elles habitent. C'est la radiation évolutive: les orchidées s'adaptant finement au milieu, au pollinisateur et à l'écologie. Dans toutes les directions, c'est une famille de plantes qui s'adapte sans fin. Arpophyllum giganteum, notre espèce aujourd'hui, pousse depuis le Mexique, traversant toute l'Amérique Centrale, le nord de l'Amérique du Sud fait même un saut en Jamaïque.



Ne me demandez surtout pas comment cultiver cette espèce. Elle semble bien fleurir quand ça lui chante. Et ça lui chante pas souvent! Une rapide vérification sur le Web donne sensiblement la même appréciation des plantes de ce genre: "elles fleurissent quand ça leur chante". Pour ma plante en plus, comme ça semble la fatiguer, elle se repose ensuite longtemps… Apprécions quand même un peu ce point d'orgue de fin janvier!

Je vous en reparlerai donc dans quelques années. Le temps qu'elle se refasse une voix.

mercredi 26 janvier 2011

Mon Heimat

La toile doit dater d'avant l'ouverture de la voie maritime en 1959. Au loin les montagnes Montérégiennes.

On nomme "vague de froid" l'air glacial, plutonien, qui emprisonne Montréal depuis quelques jours. Je ne supporte pas l'idée d'être vêtu comme pour visiter l'île d'Ellesmere… dans la maison! Imaginez ce qu'il faut pour sortir… Alors je sors virtuellement. Et je me dirige vers le paysage où je me suis fait. C'est en fait une co-production...

Je suis né à Repentigny dans la grande plaine de la vallée du Saint-Laurent entre ce fleuve et la rivière l'Assomption. C'est peut-être pour cela que j'ai tant aimé les Prairies canadiennes où le ciel doit faire dans les 420 degrés… c'est grand… Le paysage où je suis né est aussi un grand espace avec des ciels idem, surtout sur la rive du fleuve.



Lecteur, chien et pique-niqueur? Vers la fin d'août, n'est-ce pas?

J'ai passé mon enfance à quelques 500 mètres de cet endroit sur le bord du fleuve. Aujourd'hui c'est un parc, le Parc Saint-Laurent et les saules noirs (Salix nigra) qu'on y trouve sont les mêmes que ceux que j'ai connu depuis mon enfance jusqu'à ce que je parte pour Montréal. Ce sont encore ces saules qui sont représentés sur la toile que je vous montre aujourd'hui. Repentigny est aujourd'hui rien du tout: entièrement laminé les beaux paysages et même ce qui restait de forêt ou les ruisseaux entre les terres agricoles. Il ne reste que quelques rivages de battures.

Heimat, mère patrie ou père matrie? Je vis donc depuis toujours dans ce paysage qui m'a suivi jusqu'à mon salon. Bel héritage! La peinture est encore, après tout ce temps, en perpétuelle modulation: avec les saisons, les heures du jour et… les années… les couleurs ou l'organisation me semblent toujours se révéler différemment. 



Signature de Miss Claire. Photo Claire Fauteux, Montréal, QC, vers 1925 © Musée McCord

L'artiste qui l'a peint? Claire Fauteux née en 1890 décédée en 1988, deux semaines avant que je retrouve sa trace. J'aurais aimé prendre un thé avec Mlle. Fauteux: que faisait-elle dans mon bled? Connaissait-elle les Bergeron de qui ma mère acheta ce tableau? Ils vivaient eux aussi tout près, à l'ombre des Très Grands Peupliers au coin de ma rue. Le libraire Bergeron avait une collection de tableaux époustouflante: ils couvraient les murs de la maison, jusqu'au  plancher, faisant le premier musée que j'ai connu. J'allais entretenir les plate-bandes pour quelques sous, un verre de limonade et, surtout, surtout, le plaisir de voir du coin de l'oeil tous ces tableaux.

Je suis content d'avoir maintenant cette photographie de l'artiste. J'espère découvrir un jour ce qui l'amena ici faire cette précieuse toile au bord du fleuve. Peut-être avait-elle  entendu le vent dans mes peupliers?

Suivez ce lien pour voir un peu qui était cette femme intéressante: Claire Fauteux


Battures à Repentigny. Photo: Louis-Philippe Rousselle-Brosseau 

J'ai des photos et des diapos de mon Heimat mais elles ne sont pas numériques ou numérisées. Alors en attendant j'ai trouvé cette photo qui rend bien compte des battures où j'allais perdre le regard. J'irai voir cet été. Et je vous ferai rapport. Pour l'instant...

 Merci Claire.


samedi 22 janvier 2011

Les zécureux…



Zécureux, écureuil, comme on dit (ou disait…) chevreux pour "chevreuil" qui est le cerf de Virginie (Odocoileus virginianus). Justement nos zécureux urbains viennent aussi de cette région: Sciurus carolinensis, l'écureuil gris, tout comme le cerf de Virginie ont migré depuis cette région de la côte est des États-Unis jusqu'ici à la faveur des grandes modifications de l'environnement par la colonisation, l'agriculture puis l'urbanisation.

C'est souvent le seul mammifère sauvage que nous voyons en milieu urbain. À son égard les sentiments sont partagés. C'est le moins que l'on puisse dire… En effet avec l'intérêt croissant pour l'horticulture, au jardin comme sur nos balcons fleuris, la collision était inévitable.


Photo: Gordon E. Robertson

L'écureuil est fortement associé à un autre étranger mal-aimé: l'érable à Giguère (Acer negundo). Ce dernier est un grand verdissseur des coins oubliés. L'animal y fait souvent son nid et sa survie est en bonne partie assurée par la nourriture d'hiver qu'offre l'arbre: des kilos de samares. Avec son habitude d'enfouir sa nourriture, l'écureuil est en bonne partie responsable du semis des érables. Une bien drôle d'équipe qui nous fait une nature à la fenêtre.

Malgré le mépris haineux du petit mammifère rongeur notre attention aurait bien avantage à se tourner vers un autre mammifère, bien-aimé celui-là: le chat domestique… Combien d'oiseaux sont la proie de minet? J'espère y revenir, avec études et statistiques… et une idée pour un contrôle écologique de Felis catus.





Il semble que la Journée Nationale d'appréciation des zécureux soit passée sous notre radar. Assurons-nous de marquer notre calendrier pour l'année prochaine: 21 janvier


Un écureuil défend la dépouille d'un camarade contre des corneilles.


vendredi 21 janvier 2011

Chaque jour est une saison

One year in 2 minutes from Eirik Solheim on Vimeo.

Eirik Solheim a photographié ou filmé le bout de paysage vu d'une fenêtre ou de son balcon chez lui en Norvège. Quelquefois avec du son.

Voyez toutes les différentes versions sur son blogue ici : Eirik Solheim




Au-dessus de nos têtes, pendant ce temps là, une saison c'est le temps que prend le soleil pour passer d'un équinoxe à un solstice ou d'un solstice à un équinoxe. À moins que ce ne soit le contraire?




Jours assaisonnés, saisons ajournées. Une ligne par jour.




 "Le corbeau chante aussi bien que l'alouette pour qui n'y fait pas attention. Que de choses n'obtiennent qu'à leur saison leur juste assaisonnement de louange et de perfection!"

Guillaume Brassepoire

mardi 18 janvier 2011

Denis Dutton


La beauté d'un paysage (ou de sa représentation) est-elle culturellement déterminée? L'art est-il une manifestation strictement culturelle (acquise). Peut-on y voir une base innée? Je suis évolutionniste (je sais, c'est bien terrible…) et toute tentative d'expliquer les phénomènes humains en termes biologiques m'intéressent. Je suis, après tout, organique et bio...


Washington entre un hippo et des cerfs (à Disneyland...) le paysage préféré des Américains.

Au-delà des apparentes distinctions culturelles (en-deçà, devrions-nous peut-être dire…) l'évolution humaine étant partagée par tous les humains (!), il faut peut-être porter notre attention sur ce qui les unis. Denis Dutton nous invite à laisser nos appréhensions interdisant les liens entre notre biologie, nos comportements et la culture. Pour lui il est inévitable que l'appréciation du paysage ou la nature même de l'art découlent ultimement des idées de Darwin. Un beau paysage est celui qui se rapproche du paysage dans lequel les humains ont évolué en Afrique au Pléistocène il y a 2 à 2,5 millions d'années.



Le paysage préféré des Français. Église sur la falaise... et hippo dans l'eau!

Un espace vert doit-il être le lieu d'exercice stylistique d'un architecte paysager? La conception, l'aménagement puis l'appréciation du paysage ou sa recevabilité sociale trouveront un jour des paramètres évolutionnistes. Notons que de pareilles réflexions assureront par le fait-même la conception de paysages écologiquement fonctionnels. L'actuelle tendance à incorporer les idées de services environnementaux de la biodiversité semble bien nous entraîner dans cette direction.

En fait ce qui est beau dans un paysage c'est la promesse de découvertes, la présence de ressources et de leurs signes. Chants d'oiseaux dans les buissons et eau qui coule, anyone?



Les Danois veulent des ballerines dans le décor au soleil couchant.

Les photos illustrant ce billet sont des reproductions d'une série de tableaux peints dans les années 90 par Komar et Melamid. Ces peintres les ont produit après avoir sondé les préférences de milliers de personnes dans une dizaine de pays. Dimensions, éléments paysagers, couleurs, présence humaine ou animale. Même la proportion de ciel ou le ratio hauteur/largeur et la composition du tableau final découlent des résultats des sondages d'opinion. 



Pas d'hippo pour les Chinois. Mao remplace les ballerines.

Au-delà de l'aspect kitsch, en-deçà devrions-nous dire encore, il y a une assez étonnante universalité de "goûts", non?

Denis Dutton (9 février 1944 - 28 décembre 2010) nous a quitté (au moment où j'attendais  son livre que j'avais réservé à la Grande Bibliothèque). Il nous laisse un peu plus riche: une nouvelle perspective est ouverte, allons voir.

Voyez cette conférence TED (en anglais): Denis Dutton: A Darwinian theory of beauty


samedi 15 janvier 2011

Ville verte: Pripyat

Photo Mark
Avantageusement situé sur une colline près de la rivière Pripyat on ne sert plus rien au Pripyat Café, plus de café, rien. Si on visite la ville on ne peut même pas y rester longtemps. On aime pas les étrangers? Pourquoi?


De sobres petits cottages sont toujours disponibles. Photo Cheyenne&Joshua 

Ce n'est pas un simple parc ou une gare de triage qui sont laissés au libre verdissement. C'est toute la ville qui s'est transformé en jeune forêt et pré fleuri. Pripyat, la ville-verte. Comment ont-ils fait?


Une véritable Cité-Jardin, fleurie! Photo Cheyenne&Joshua

Quel concept touristique! Il n'y a personne pour nous accueillir! Pripyat est une ville fondée en 1970 qui atteignait 50,000 habitants en 1986 au moment de sa désertion. Le 26 avril 1986 précisément. Il y aura bientôt 25 ans. Une Pompéi du 20e siècle, sans les cendres. 


Photo http://forum.ebaumsworld.com

Pas de cendre mais tellement d'autres choses à offrir! On y trouve des divertissements sécuritaires pour toute la famille. 



La seule ville sans voiture en Europe! Les stationnements sont maintenant verdis et occupés par les peupliers.


Au loin la voisine radieuse usine. Quelle vue!

Malgré tous ses charmes ordinaires la ville est totalement irradiée et inhabitable. Il y a les friches post-industrielles. Il y a aussi une ville post-nucléaire.


 

Et il y a toujours de la place à l'hôtel. Pripyat est voisine de Tchernobyl…


L'industrie touristique de l'Ukraine réserve d'autres trésors qui combleront les visiteurs pressés. Faites un tour d'hélico, par ici!


jeudi 13 janvier 2011

Berlin - Naturpark Südgelände

Photo HellMar62, Panoramio

Les grands changements économiques et industriels partout en occident ont laissé des installations ferroviaires en pâture à ruination... et à la nature. Que faire de ces espaces ensauvagés? Ce sont bien souvent des citoyens qui, s'étant attachés à ces espaces souvent dégradés et néanmoins verts, se feront les promoteurs d'une conservation devant le risque de "développement" ou de ré-assignation.



Photo: Michael Fielitz, Flickr.

À Berlin c'est le cas (entre autres il y a aussi le Gleisdreieck) de cet espace: Le Parc Naturel de Südgelände qui se trouve sur les lieux d'une gare de triage ferroviaire abandonnée depuis 50 ans. Outre les installations et artefacts historiques conservés sur place et l'ajout d'éléments d'art et d'architecture contemporains, le parc se divise en deux types d’espaces verts protégés. Une première zone est en fait une réserve naturelle de 3.2 hectares et la deuxième est une zone de conservation de paysage de 12.9 hectares.



Photo: HellMar62, Panoramio

Des passerelles en métal permettent de traverser la réserve naturelle. Ce sont des milieux naturels anthropiques qui sont ainsi protégés: prairies avec quelques espèces rares et boisés de bouleaux (Betula pendula), de robiniers (Robinia pseudoacacia) et de chênes. Une gestion des espaces assure que le boisé ne colonise pas tout l'espace des prairies ouvertes. La nature hybride de la biodiversité est une caractéristique des habitats urbains post-industriels. On considère ici que cela mérite une protection.



Photo: HellMar62, Panoramio

Surtout constituée de boisés, la zone de conservation du paysage peut tolérer une gamme plus étendue d'usages et une circulation plus intense. Les sentiers suivent néanmoins les anciennes voies ferrées. Dans les espaces résiduels les processus de colonisation, végétale et animale, sont invisibles et anonymes. Il n'y a pas de jardinier, pas d'architecte.  Ce qui n'empêche pas un résultat à traiter avec respect! Les villes ne peuvent plus se concevoir comme opposition à la nature. C'est avec les processus de la nature qu'il faut concevoir les villes aujourd'hui. Comment faire en sorte de réduire la signature culturelle/humaine au Champ des Possibles?


Sauerlandtom, Panoramio

Les plantations et aménagements que je propose pour le CDP sont initialement des artifices. À la différence des autres modes d'interventions (un design trop marqué de l'espace vert et une emphase sur les nécessités humaines, minéralisation, etc.) mes propositions ne sont toutefois pas des limitations aux processus de la biodiversité. Bien au contraire, elles sont pour elle des ressources. Plutôt qu'artifice elle sont une collaboration.


Gertrud K., Flickr

Si on analyse le projet dans le temps, ce qui paraît un savant jardinage, prend une toute autre allure. Le dynamisme inter-connecté des processus naturels permettra l'exportation des espèces introduites (plantées). L'artifice initial se dissolvant en quelques sorte dans les nouveaux paysages habitables en potentiel. Le biocorridor de la voie ferrée est en ce sens un élément essentiel. L'ensemble des RéBUs sera d'autant plus écologiquement fonctionnel que la voie ferrée recevra l'attention qu'elle mérite.


Photo Matrialis, Panoramio

Aménager des parcs et des espaces verts en milieu urbain, comme on le fait depuis si longtemps (et encore de nos jours...), conduit à cet intéressant paradoxe: c'est de l'étalement infra-urbain que nous faisons! L'étalement urbain, relayé ensuite par l'étalement péri-urbain (!) absorbent les paysages agricoles et naturels. 



Photo Architectes Odious


En plus de la disparition des habitats cela nous apporte bien des problèmes (transports et infrastructures). L'extravagante consommation des habitats est coûteuse. Pourquoi alors ne pas accorder la critique de l'étalement à l'espace "intra-muros", l'espace dans nos villes? Les espaces résiduels (terrains vagues, friches post-industrielles, etc.) réclamés en nouveaux espaces verts peuvent-ils se concevoir sur le modèle des parcs minimalistes du passé? Ce serait une monopolisation des espaces autrement disponibles à la biodiversité. Non? Les fiers citadins reprocheraient à la banlieue ce qu'ils s'autorisent sans hésitation?



Photo: Reinhard Schubert

Pourquoi ne pas aller virtuellement au Südgelände? Visitez cette page et voyez les nombreux panoramas 360 degrés: http://www.360cities.net/search/Südgelände.

Pour en savoir plus:

Consultez (en allemand) les pages de ce parc sur le site de Grün Berlin.

dimanche 9 janvier 2011

Montagne noire, montagne verte

Autrefois à Lens, région Nord-Pas de Calais.

Germinal au chômage, les mines de charbon sont maintenant fermées. Quelques siècles de cette industrie (les premières mines datent du XVIIIe siècle) laissent évidemment des traces sur le paysage. Sur quelques centaines de kilomètres, l’exploitation du Bassin Minier franco-wallon a fait les marques les plus fortes de la région. Ce sont les terrils: des montagnes de résidus de l’exploitation des mines. Ce sont des éléments importants du patrimoine paysager du nord de la France et de la Belgique.



Une belle montagne à Bois-du-Luc

Une chaîne de montagne est née de la force de travail: la Chaîne des Terrils. En France le dernier puits a fermé en 1990 et à l’époque la volonté était de faire disparaître toute trace du passé minier. Une association pour la valorisation des terrils était déjà sur pied toutefois. Aujourd’hui certains terrils sont aménagés pour le loisir et la promenade et certains sont mêmes des zones naturelles protégées.


Photo Sylvain Beucler. Loos-en-Gohelle, France

Quand cesse l’exploitation, avec le temps, ces grands cônes noirs sont colonisés par la végétation. Chaque terril a ses caractéristiques: un sol au départ nu et minéral, une pente soumise à l’érosion et avec une composition modulée tant du point de vue de la granulométrie que par ses éléments initiaux gros morceaux de schiste, sol sableux ou argileux. Un inventaire donne plus de 300 espèces sur certains terrils.


Photo Jean-Marie Noclain

Tout ce charbon était le produit des processus géologiques, une lente transformation sur quelques centaines de million d’années d’une étrange matière: le monde chlorophyllien, la végétation. La végétation très différente que nous avons aujourd’hui reprend du service et colonise ces nouvelles “bosses chauves”, offrant son voile vert sur les pages noires de l’histoire humaine. Nous y allons maintenant prendre l’air et respirer le parfum des roses. Sans craindre le grisou, nous nous grisons de la vue spectaculaire sur les alentours. Repose Germinal, nous ne t’avons pas oublié.


Photo Fabrice Muller, Bernalmont
Une grande friche industrielle de forme conique est maintenant une montagne verte.

Liens:

samedi 1 janvier 2011

Bonne année 2011!



À tous les généreux lecteurs de ce blogue: je vous fais les meilleurs voeux pour cette nouvelle année qui commence aujourd'hui. Je vous ai fait cette image et j'ai même pris la peine d'y mettre un lettrage que je regrette déjà! C'était pourtant bien parti!

Je suis fidèle à ma façon de blogueur tantôt absent, tantôt pressé. Soyez fidèle à vous-mêmes et à... Flora Urbana! Le meilleur blogue de sa catégorie selon l'avis des lutins.

Vous savez que vos commentaires sont importants?

Allez! Bonne année!